MoBBee / Sommaire
© 2008 / 2016 @MoBBee.fr



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez
Ce Sujet à été Lu : 8107 fois sur le site MoBBee.fr

Lundi 22 Février 2010 - 16:54

Tété - Le Premier clair de l’aube

Sortie CD Album le 22 février Label : Sony.




Tété

Pochette de l'album
Pochette de l'album
Le Premier clair de l’aube rappelle que si Tété a une tête bien faite, il possède aussi un cœur et des tripes. De la même façon que ses nouvelles musiques accrochent avec un swing et une chaleur plus immédiats, ses nouveaux textes touchent par leur sensibilité plus instinctive. Tété a épuré sa langue comme il l’a fait avec son instrumentation. Marqués par ce qui appelle la « résilience », cette capacité à vivre, à se développer en surmontant les chocs traumatiques et les séparations, L’envie et le dédain, Le bal des boulets, Le premier clair de l’aube ou Vents et marées se jouent avec sensualité des sens et des allitérations (« De prime abord / Le spleen t’adore », « L’air de jadis / L’ire naguère »), mêlent profondeur spirituelle et légèreté hédoniste comme il est d’usage dans ce qu’on préfère de la chanson populaire. Qu’elle naisse à Paris ou à Portland.

Tété - Le Premier clair de l’aube
Tété a choisi de vivre son rêve américain. Pas en renonçant au français pour la langue de Dylan. Ni en cédant aux clichés, comme d’autres, jadis, enregistrant de la country à Nashville ou du blues à Chicago. Non.

Figure singulière du renouveau de notre chanson depuis l’aube des années 2000, ce jeune trentenaire, grandi à Saint-Dizier (Haute-Marne), avait besoin de se confronter à ses fantasmes et aux racines de son patrimoine musical, essentiellement anglo-saxon.

D’abord en tournée. Habitué depuis 5 ans à retrouver ses fans au Japon, Tété a cette fois rejoint un cercle de camarades anglophones _ John Butler, Jeff Lang _ lors d’un petit tour en Australie, puis dans les clubs de l’Ouest des Etats-Unis, observant les réactions des locaux face à ces chansons devant tant à l’Amérique sans en être prisonnières.

Une virée rapidement devenue une quête d’essence, une façon de mesurer l’ancrage de la musique et de la guitare dans le quotidien d’un pays. Cette communion, cet artiste polyvalent (également dessinateur, vidéaste, très actif sur Internet) l’avait aussi vécu dans son émission Tété ou Dédé, animée avec André Manoukian, qui lui avait permis de voyager au coeur de capitales musicales comme San Francisco, New York, Miami et la Nouvelle-Orléans.

Retour revigorant à plus de naturel et d’émotions brutes, l’expérience « live » américaine de Tété se devait de se prolonger en studio. Fort de ses connections, grâce en particulier à ses liens avec le musicien franco-américain Eric John Kaiser, installé à Portland, Tété a choisi d’enregistrer Le Premier clair de l’aube dans cette ville devenue en quelques années la Mecque de l’indie-rock US (Gossip, The Shins, Modest Mouse…).

Sur place, pendant un mois, sous le ciel pluvieux de l’Oregon, le Français a travaillé des morceaux nés dans le vif de ses tournées. Accompagné d’un trio de musiciens californiens, experts en « roots music » _ le bassiste Davey Faragher (Elvis Costello, John Hiatt, Cracker…), le batteur Brian McLeod et le guitariste Van McCallum (Jackson Browne, Bonnie Raitt, Willie Nelson, Ron Sexsmith…) _ il a élargi ses connaissances du patrimoine local. « Un guitariste comme Val McCallum est une encyclopédie vivante » explique Tété. « Il m’a appris que chaque riff a une histoire, une communauté. Il m’a aussi mieux fait comprendre la fonction sociale de ces musiques ». Avec le producteur Steve Berlin (REM, John Lee Hooker, Claps Your Hands Say Yeah…), tous ont oeuvré dans le dépouillement, élaguant le superflu pour ne retenir que le suc des sensations. « J’avais envie de quelque chose de plus direct » revendique Tété. « Ces derniers temps en studio, j’avais tendance à surcharger, à être bavard, à cabotiner. Steve Berlin m’a encouragé à enregistrer un disque dépouillé, tout en cherchant à me sortir de ce que les Américains appellent la « zone de confort », en essayant d’autres tempos, d’autres tonalités ».

Plus qu’une révolution, l’intensité acoustique du Premier clair de l’aube a ramené Tété à l’essence même de sa musique. Car le garçon s’est d’abord fait connaître par sa capacité à conquérir son public sur le vif, à le séduire, lors de multiples performances scéniques, via l’énergie dénudée d’une guitare et le charme d’une voix claire s’évadant entre folk, soul et un intrigant ailleurs. Bercé dans sa jeunesse par le jazz et la pop anglo-saxonne, il ne s’était réconcilié avec le français qu’avec les mots du rap. A 16 ans, sa première six cordes l’entraîne ensuite du côté de Dylan, Hendrix ou Bob Marley, jusqu’à la révélation Keziah Jones. Rodé à l’école de la rue, l’énergie sensuelle et mélancolique du blue-funk du Nigérian, ouvrira de nouvelles perspectives au guitariste de Saint-Dizier.

Comme ses héros littéraires trouvés chez Kerouac ou Salinger, Tété s’affranchit alors des conventions pour oser l’aventure de la route et de la scène à tour de bras. En 1999, un premier maxi autoproduit emballe un bouche-à-oreille, déjà allumé par la force des concerts.

A partir de 2001 et l’album L’air de rien, Tété va ensuite s’imposer en électron libre d’une chanson française qui l’adopte sans lui ressembler. Des disques comme A la faveur de l’automne (2003) ou Le sacre des Lemmings et autres contes de la lisière (2006) marque par cette manière inventive de décliner de vielles racines et une ambition poétique, souvent plus inspirée par la littérature que par la tradition de la chanson.

Le Premier clair de l’aube rappelle que si Tété a une tête bien faite, il possède aussi un coeur et des tripes. De la même façon que ses nouvelles musiques accrochent avec un swing et une chaleur plus immédiats, ses nouveaux textes touchent par leur sensibilité plus instinctive.

Tété a épuré sa langue comme il l’a fait avec son instrumentation. Marqués par ce qui appelle la « résilience », cette capacité à vivre, à se développer en surmontant les chocs traumatiques et les séparations, L’envie et le dédain, Le bal des boulets, Le premier clair de l’aube ou Vents et marées, se jouent avec sensualité des sens et des allitérations (« De prime abord / Le spleen t’adore », « L’air de jadis / L’ire naguère », ), mêlent profondeur spirituelle et légèreté hédoniste comme il est d’usage dans ce qu’on préfère de la chanson populaire. Qu’elle naisse à Paris ou à Portland.

Tournée 2010

Tété - Le Premier clair de l’aube
Février
20 – Sannois (95) – EMB
Mars
4 - Meylan (38) - maison de la musique
5 - Geneve (ch) - paladium - fest voix de fete (+ Emilie Loizeau)
7 - Magny le Hongre (77) - file 7
10 - Rennes (35) - l'antipode
11 - Ris Orangis (91) - le plan
12 - Orléans (45) - l'astrolabe
13 - Alençon (61) - la luciole
Du 15 au 31 : USA solo tour (dates à venir)
Avril
10 - Nanterre (92) - maison de la musique
18 - Bourges - printemps de Bourges
21 - Toulouse (31) – Le Bikini
22 - Montpellier (34) - le Rockstore
23 - Marseille (13) - espace Julien
27 - Paris - la cigale
29 - Le Mans (72) - l'oasis
Mai
11 - Bulle (ch) – francomania
12 - Nancy - l'autre canal
13 - Mondorft les Bains (Lx) - fest Saveurs culturelles


L'interview est réalisée par Stéphan Davet / télé-Vision.fr


Lundi 22 Février 2010 - 18:25
Les Sorties Musiques CD & Albums et DVD

Nouveau commentaire :
Pour pouvoir laisser votre commentaire vous devez être enregistrer ici le lien direct : http://www.mobbee.fr/subscription/

Dans la même rubrique sur MoBBee.fr:
< >

Dimanche 9 Octobre 2016 - 12:16 Mélanie Pain, l'envolée belle de Parachute

Vendredi 30 Septembre 2016 - 13:34 Mika Hary, un matin musical avec When Morning Comes

Lundi 26 Septembre 2016 - 16:51 Abou Diarra

Les Sorties Musiques CD & Albums et DVD | Musique Jazz et Blues | Musiques & Clips vidéo ... | concours | En Concert