Inspiré du célèbre jeu d'adresse ancestral — dont les origines remonteraient aux textes bouddhistes du Ve siècle av. J.-C. —, l'installation monumentale de Patrick Laumond bouscule nos repères.
Dans un espace de 200 m² abrité sous une verrière luxuriante, 25 barres blanches géantes s'entremêlent dans un équilibre d'une précarité fascinante.
Au cœur de cet écheveau, une anomalie saisissante : une barre a percuté un panneau, marquant l'ensemble d'une vive éclaboussure rouge.
— pour inviter le public à opérer un véritable effort d'abstraction et embrasser une nouvelle logique de pensée.
Fidèle aux préceptes du MétaHisme, un courant qu'il défend pour abolir les frontières de l'individualisme, Patrick Laumond tisse ici des ponts entre des dimensions en apparence irréconciliables : le visible et l'invisible, la matière et l'immatériel, le fini et l'infini.
Sous la verrière de la pépinière Mirat
— un écrin organique saisissant, en rupture totale avec le tumulte routier extérieur
—, l'œuvre enveloppe le spectateur. Les volumes de verre, de blanc et les monochromes « malmenés » par la tache originelle agissent comme les lettres d'un alphabet universel.
Pensée comme une expérience totale mêlant réalité augmentée et poésie contemplative (nourrie par les philosophies de Gilles Deleuze et François Cheng), cette monstration cherche avant tout la réunion des cœurs et des savoir-faire.
Comme le souligne si bien l'artiste : « Seul, je ne suis rien ; ce n’est que la concorde entre les cœurs et les savoir-faire qui rendront ce Mikado de la pensée humaine réel et envisageable ».
Informations pratiques :
Exposition : Le grand Mikado de la pensée humaine par Patrick Laumond
Lieu : La Parenthèse – Pépinières Mirat, Ussac (Espace sous verrière de 200 m²)
Dates : Du 1er février au 31 mars 2027
Textes critiques : Isabelle de Maison Rouge