Connue pour ses comédies populaires (Tout ce qui brille, J’irai où tu iras), Géraldine Nakache surprend avec Si tu penses bien, un drame intime et sombre présenté en section Cannes Premières en 2026. La réalisatrice y aborde un sujet rarement traité avec autant de frontalité : l’emprise affective et spirituelle, au cœur d’une relation qui se délite lentement.
Une histoire d’amour qui se fissure Gil (Monia Chokri) rencontre Jacques (Niels Schneider). Le début est lumineux, presque idéal. Puis, insidieusement, Jacques impose une vision religieuse rigide, une morale qui se veut protectrice mais devient étouffante.
La phrase qui donne son titre au film
« Si tu penses bien, il ne t’arrivera que du bien » — devient un mantra de contrôle.
Nakache filme la dérive avec une grande finesse : gestes anodins, silences, micro‑pressions, isolement progressif. Le spectateur assiste à la construction d’une emprise, sans jamais tomber dans le sensationnalisme.
Monia Chokri, bouleversante La phrase qui donne son titre au film
« Si tu penses bien, il ne t’arrivera que du bien » — devient un mantra de contrôle.
Nakache filme la dérive avec une grande finesse : gestes anodins, silences, micro‑pressions, isolement progressif. Le spectateur assiste à la construction d’une emprise, sans jamais tomber dans le sensationnalisme.
La performance de Monia Chokri est l’un des points forts du film. Fragile, combative, perdue, elle incarne une femme qui tente de comprendre ce qui lui arrive, puis de s’en libérer. Face à elle, Niels Schneider compose un personnage complexe, jamais caricatural, dont la douceur apparente masque une domination psychologique redoutable.
Le casting secondaire apporte une densité bienvenue : Clémentine Célarié, Mina Kavani, Laurent Capelluto, Oussama Kheddam, Salomé Dewaels, et même un rabbin de Dubaï interprété par Daniel Cohen.
Un film sur les violences invisibles Si tu penses bien explore : la manipulation affective, la dérive religieuse, la perte d’identité, la culpabilisation, la reconstruction. Nakache signe un film pudique mais puissant, porté par une mise en scène précise et une photographie de Sylvestre Vannoorenberghe qui accompagne la descente de Gil dans une atmosphère de plus en plus oppressante.
Production et tournage Le film est produit par Liaison Cinématographique, Pan Cinéma, Artémis Productions et Les Productions du Ch’timi. Le tournage s’est déroulé entre Bruxelles, Charleroi et Paris.
Cannes 2026 : une ovation pour Nakache Présenté en Cannes Premières, le film a reçu une ovation chaleureuse et plusieurs critiques saluant le courage de la réalisatrice. AlloCiné recense 1 prix et 2 nominations, confirmant l’impact du film dans le paysage cinématographique de 2026.
Sortie en salles 📅 Sortie nationale : 16 septembre 2026
🎟️ Avant‑première : 14 septembre – MK2 Quai de Seine, en présence de Géraldine Nakache (via Première Projo).
🎟️ Avant‑première : 14 septembre – MK2 Quai de Seine, en présence de Géraldine Nakache (via Première Projo).
Pourquoi il faut le voir :
Parce que Géraldine Nakache réussit ce que peu de cinéastes osent : quitter le confort de la comédie pour plonger dans une zone grise, intime, dérangeante, où l’amour se fissure sous le poids de l’emprise. Elle filme la violence invisible avec une précision presque clinique, sans jamais céder au spectaculaire. Tout passe par les regards, les silences, les micro‑gestes qui disent la peur, le doute, la perte de soi.
Si tu penses bien est de ces films qui restent longtemps après la séance. Un drame nécessaire, qui met en lumière ce que l’on ne voit pas, ce que l’on tait, ce que l’on met parfois des années à nommer. Nakache signe une œuvre d’une justesse émotionnelle rare, portée par une Monia Chokri bouleversante, et rappelle que le cinéma peut — et doit — éclairer les zones d’ombre de nos vies.
Si tu penses bien est de ces films qui restent longtemps après la séance. Un drame nécessaire, qui met en lumière ce que l’on ne voit pas, ce que l’on tait, ce que l’on met parfois des années à nommer. Nakache signe une œuvre d’une justesse émotionnelle rare, portée par une Monia Chokri bouleversante, et rappelle que le cinéma peut — et doit — éclairer les zones d’ombre de nos vies.