Une collaboration qui sonnait comme une évidence
Les deux artistes ne se découvrent pas. Wagner avait déjà remixé l’un des titres de Djoudi, avant qu’ils ne se retrouvent pour une création hommage à Portishead au Printemps de Bourges.De quoi tisser un langage commun, fait de sensibilité électronique, de clair‑obscur vocal et d’un goût partagé pour les textures qui vibrent longtemps après la dernière note.
Avec « Æthernité », cette alchimie se reforme naturellement. Le morceau repose sur une ligne de basse hypnotique, des arpèges scintillants, et une architecture de cordes (violon, violoncelle) qui étire le titre vers une dimension presque onirique. On y entend des échos de trip‑hop à la Massive Attack, la douceur électronique des Chemical Brothers période balades, et même un souffle néo‑psyché qui pourrait évoquer Spiritualized.
Une esthétique qui prolonge la quête de Wagner : naviguer entre les langues, les textures, les genres, sans jamais perdre son centre de gravité émotionnel.

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