Sororales – Résider en ruralité :
16 avril 2027
En parallèle, La Métive annonce une journée spéciale le 16 avril 2027, dédiée à la prévention des violences sexistes et sexuelles en milieu rural. Dès 10h — Journée de prévention VHSS
Rencontres, ressources, ateliers artistiques et féministes en partenariat avec Nous Toutes Creuse et le Collectif Enfantiste 23.21h — Concert de Mathilde
Avec La Nuit · Le Jour, Mathilde explore l’amour, ses élans et ses zones de trouble. Une pop sensible, engagée, accompagnée du Body Acoustic Trio et d’une interprète LSF pour un concert accessible et politique. Lieu : Espace Claude Chabrol, Sardent.MATHILDE Official: TikTok, Instagram, Facebook, Threads | Linktree
🌙 Une artiste qui chante l’amour dans toutes ses nuances
Avec son album La Nuit · Le Jour (sorti le 1ᵉʳ mars 2024), Mathilde explore les zones lumineuses et sombres des relations :- dépendance affective,
- peur de l’engagement,
- fin de l’illusion,
- disparition du désir.
Sur scène, elle est accompagnée de The Body Acoustic Trio, un band qui apporte une dimension organique et chaleureuse à ses compositions.
🤟 Un concert accessible à toutes et tous
Depuis 2017, Mathilde se produit avec une interprète en langue des signes française (LSF). Le concert devient ainsi un espace inclusif où la musique, les mots et le geste se rencontrent.🛑 Un événement engagé contre les violences
Au-delà de la scène, cette soirée s’inscrit dans une journée de sensibilisation dédiée aux violences sexistes et sexuelles (VSS), aux violences intrafamiliales et aux discriminations.En partenariat avec :
- Nous Toutes Creuse,
- Collectif Enfantiste 23.
🍽️ Sur place
- Buvette
- Foodtrucks
- Ambiance conviviale toute la journée
📍 Infos pratiques
- Lieu : Espace Claude Chabrol, 23250 Sardent
- Date : Vendredi 16 avril 2027
- Horaire : 21h – 23h
- Tarifs :
- Plein tarif : 15 €
- Tarif réduit (adhérent·es, étudiant·es, demandeurs d’emploi) : 12 €
- Billetterie : Achat en ligne conseillé (HelloAsso)
Soutenir La Métive
Adhésion ou don dès 1€ pour soutenir les résidences, festivals, actions culturelles et la vie associative du lieu.Les Sororales 2026 : une 4ᵉ édition pour habiter nos différences
Du 28 septembre au 2 octobre 2026, La Métive (Moutier‑d’Ahun, Creuse) accueille la 4ᵉ édition des Sororales, un rendez‑vous culturel et politique qui interroge nos manières de vivre ensemble. Cette année, le festival choisit de « résider en adelphité » : un mot qui dépasse la fraternité et la sororité pour inclure toutes les identités, y compris les personnes non‑binaires.
Programme des rencontres (19h chaque soir)
Lundi 28 septembre — Anna Mouglalis
Prendre la parole, déplacer les rapports de pouvoir L’actrice et militante féministe explore la puissance politique de la parole et les mécanismes qui permettent aux violences sexistes de perdurer. Une réflexion sur la manière dont une voix individuelle peut devenir collective.Quand la voix devient un acte politique et un outil de résistance
Actrice reconnue et figure engagée du féminisme contemporain, Anna Mouglalis explore depuis plusieurs années la manière dont la parole peut transformer les rapports de pouvoir, briser les silences et ouvrir des espaces de résistance collective. Son intervention aux Sororales s’inscrit dans la continuité de ses engagements publics : lutte contre les violences sexistes et sexuelles, critique des structures patriarcales, réflexion sur la place des femmes dans les industries culturelles.🔥 La parole comme outil de rupture et de transformation
Pour Anna Mouglalis, prendre la parole n’est jamais neutre : c’est un geste politique qui expose, qui dérange, qui déplace les lignes. Elle rappelle que les violences sexistes perdurent parce qu’elles s’appuient sur des mécanismes bien identifiés :- silence imposé,
- impunité,
- rapports de domination,
- absence de volonté politique réelle pour appliquer les textes existants dans les milieux culturels.
🧱 Briser les silences : un engagement ancré dans l’intime
Son féminisme est aussi nourri par son histoire familiale : Anna Mouglalis a révélé que son arrière‑grand‑mère a été victime d’un féminicide, un traumatisme transmis de génération en génération. Cette mémoire des violences, inscrite dans les récits familiaux, renforce sa conviction que les violences sexistes ne sont pas des faits isolés, mais des systèmes qui s’enracinent dans les structures sociales et culturelles.Elle parle d’un « héritage familial de violences », qui l’a poussée à s’intéresser à la pensée féministe depuis près de vingt ans, bien avant #MeToo. Pour elle, la responsabilité est collective, et la prise de parole est un moyen de rompre la reproduction silencieuse de ces violences.
🎭 Une artiste qui politise la scène
Sur scène, notamment dans La chair est triste hélas d’Ovidie, Mouglalis porte un texte féministe radical qui interroge :- les injonctions faites aux femmes,
- la violence de l’hétérosexualité comme système politique,
- les mécanismes de domination qui traversent les corps et les désirs.
🌐 De l’individuel au collectif : la puissance d’une voix qui s’agrège
Aux Sororales, son intervention propose de comprendre comment une voix individuelle peut devenir collective :- en créant des espaces où les récits se partagent,
- en légitimant les expériences vécues,
- en transformant la vulnérabilité en force politique,
- en faisant de la parole un outil de résistance contre les violences sexistes et sexuelles.
Mardi 29 septembre — Habibitch
Décoloniser le dancefloor Figure queer incontournable, Habibitch propose une lecture politique du dancefloor : héritages coloniaux, identités, cultures queer et danse comme outil d’émancipation.Quand la danse devient un espace politique, queer et décolonial
Figure incontournable des scènes queer, ballroom et des luttes féministes décoloniales, Habibitch (Lissia Benoufella) propose une conférence-dansée qui a marqué les scènes nationales depuis près de dix ans. D’origine franco‑algérienne, danseuse de voguing et de waacking, sociologue et militante, elle transforme le dancefloor en espace de réflexion collective, où le corps devient un outil de résistance.🌍 Décoloniser le dancefloor : comprendre les héritages coloniaux
La performance interroge la manière dont les héritages coloniaux influencent encore nos gestes, nos corps, nos relations sociales et nos espaces festifs. Habibitch y décortique :- les rapports de pouvoir hérités de l’histoire coloniale,
- les privilèges et les dynamiques de domination,
- les récits dominants qui façonnent nos sociétés contemporaines,
- la manière dont les corps racisés et queer sont perçus, contrôlés ou invisibilisés.
🎭 Une forme hybride : parole, analyse critique et danse
La conférence-dansée mêle :- analyse sociologique accessible et percutante,
- humour, digressions et anecdotes,
- références théoriques féministes intersectionnelles,
- culture ballroom (voguing, waacking),
- un final dansé qui devient un acte de résistance.
🌈 Un geste queer, politique et joyeux
Habibitch défend une vision du dancefloor comme :- un lieu de lutte,
- un espace de création communautaire,
- un territoire où les identités queer, racisées, non-binaires peuvent se déployer librement,
- un endroit où la danse devient affirmation, réappropriation et défi face aux normes.
⚡ Une performance devenue référence en France et en Europe
Décoloniser le dancefloor est aujourd’hui présenté :- dans des scènes nationales (Châteauvallon-Liberté),
- dans des festivals internationaux (Festival de la Cité, Short Theatre),
- dans des lieux engagés (MAIF Social Club, Maison de la Danse) .
Mercredi 30 septembre — Marcia Burnier
Le Chien Noir et moi L’autrice revient sur son dernier livre et tisse des liens entre anxiété, violence, vulnérabilité, féminisme et relation au vivant.Jeudi 1ᵉʳ octobre — Apolline Bazin
Drag Fever Une plongée dans l’histoire du drag, son essor médiatique et ses enjeux politiques. Représentations, luttes LGBTQIA+, visibilité : le drag comme art en mouvement.Le drag : un art queer en mouvement, entre paillettes, politique et résistance
La rencontre avec Apolline Bazin s’annonce comme l’un des temps forts des Sororales 2026. Journaliste culture indépendante, autrice de Drag, un art queer qui agite le monde (2023) et de l’essai Drag Fever (2026), elle est aujourd’hui l’une des voix les plus éclairantes sur l’histoire, les mutations et les enjeux politiques du drag en France.🎭 Un art longtemps marginal, devenu phénomène culturel
Dans Drag Fever, Apolline Bazin analyse comment le drag — longtemps cantonné aux scènes underground, aux cabarets, aux clubs queer et aux ballrooms — est devenu un phénomène de société, notamment grâce à la médiatisation massive de Drag Race France. Cette visibilité nouvelle a permis de faire connaître au grand public un art riche, pluriel et profondément politique .Elle retrace l’évolution du drag depuis :
- les travesti·es et transformistes du XIXᵉ et XXᵉ siècle,
- la scène ballroom afro‑latina,
- les cabarets parisiens,
- jusqu’à l’explosion contemporaine portée par la télévision et les réseaux sociaux .
🌈 Visibilité, représentations et tensions politiques
L’essai interroge les effets de cette popularisation :- standardisation des corps et des esthétiques,
- uniformisation des représentations,
- risque de dépolitisation d’un art historiquement subversif,
- tension entre liberté et conditionnement médiatique .
Que devient le drag lorsqu’il sort de ses espaces communautaires ? Est‑ce une ouverture vers une « queerisation » de l’espace public, ou une domestication d’un art radical ?
⚡ Un art de transformation… et de résistance
Pour Apolline Bazin, le drag n’est pas seulement un art visuel : c’est un outil de réflexion, un geste politique, une manière de révéler la construction sociale du genre et de questionner les normes qui nous façonnent .Le drag, dans sa diversité (drag queens, drag kings, club kids, créatures), amplifie les identités, joue avec les codes, détourne les normes et crée des espaces de liberté. Il est traversé par :
- l’activisme LGBTQIA+,
- les luttes antiracistes,
- la critique des standards de beauté,
- la résistance face aux idées réactionnaires qui ciblent les minorités .
📚 Une conférence pour comprendre le drag aujourd’hui
La rencontre Drag Fever permettra de :- revisiter l’histoire du drag,
- comprendre son essor médiatique,
- analyser ses enjeux politiques actuels,
- explorer ses multiples formes artistiques,
- réfléchir à son avenir dans un contexte de tensions sociales et politiques.
Vendredi 2 octobre — Claire Touzard
Folie et résistance À travers son parcours et ses ouvrages, Claire Touzard interroge les normes sociales, les violences patriarcales et la santé mentale. Comment certaines ruptures deviennent des actes de résistance.Infos pratiques
- Lieu : La Métive, 2 rue Simon Bauer, Moutier‑d’Ahun
- Entrée : adhésion ou don à prix libre
- Sur place : buvette & foodtrucks
- Partenaires : Ministère de la Culture, Région Nouvelle‑Aquitaine, DILCRAH, ArtyFarty, Communauté de communes Creuse Sud‑Ouest, librairie Vies Minuscules, La Petite, Radio Pays de Guéret.
⭐ Artiste : Mathilde
Mathilde est une chanteuse française engagée, autrice‑compositrice et performeuse, dont l’univers mêle chanson, pop, jazz et langue des signes (LSF). Militante féministe, elle aborde dans ses œuvres les violences sexistes et sexuelles, la grossophobie, le validisme et l’accessibilité culturelle.Avec son album La Nuit · Le Jour (2024), elle explore les nuances de l’amour — ses élans, ses zones de trouble, ses contradictions — dans une esthétique sensible et politique. Sur scène, elle collabore avec le Body Acoustic Trio et une interprète LSF, affirmant une démarche artistique inclusive et profondément humaniste.
🎬 Crédits vidéo — Mathilde Paroles & Musique : Mathilde Réalisation vidéographique : @francetimmermans, assistée par Charlotte Lorenzaccio Régie : Jack Lena, Sirine Sehil Réalisation discographique : @Josh Renton Mastering : Russ Hepworth‑Sawyer Production : Mathilde & #


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Les Sororales 2026 :

