Depuis plus de vingt ans, H‑Burns creuse son sillon singulier dans le paysage indie français, quelque part entre les mythes américains, les fantômes du cinéma et une littérature qui laisse des traces. Sous ce nom devenu familier des amateurs de songwriting habité, Renaud Brustlein poursuit une quête presque obsessionnelle : raconter le monde sans le simplifier, en laissant volontairement la frontière entre réel et fiction se fissurer.
“Je suis de l’école Bruce et compagnie, j’aime bien que ça compte”, glisse-t‑il. Une phrase qui dit tout : chez H‑Burns, chaque mot, chaque arrangement, chaque respiration doit porter quelque chose de vrai, de vécu, de profondément humain.
“Je suis de l’école Bruce et compagnie, j’aime bien que ça compte”, glisse-t‑il. Une phrase qui dit tout : chez H‑Burns, chaque mot, chaque arrangement, chaque respiration doit porter quelque chose de vrai, de vécu, de profondément humain.
“BLUE ROSE” : une dérive hypnotique dans l’Amérique de Lynch
Premier extrait du prochain album, “BLUE ROSE” (sortie le 4 septembre 2026 chez Yotanka Records) s’ouvre comme un plan-séquence nocturne. Le tempo est lent, presque suspendu, et la production installe un climat cinématographique où l’on croit voir défiler les paysages désertiques de la Californie. Au centre, une rose bleue — symbole de mystère absolu dans Twin Peaks — qui pousse seule dans un décor aride, comme un signe adressé à ceux qui savent regarder.H‑Burns convoque ici l’ombre de David Lynch, ses visions crépusculaires, ses énigmes jamais résolues. Le texte en porte la marque : “Night Blooming Jasmine showed me the way”. Le morceau devient alors une méditation sur la porosité entre la vie et le cinéma, entre ce que l’on vit et ce que l’on projette.
Un artisan de la nuance
Dans un paysage musical souvent pressé, H‑Burns continue de défendre une écriture artisanale, patiente, où les chansons se construisent comme des récits. Il parle aux initiés comme au grand public, sans jamais renier son univers. “BLUE ROSE” confirme cette position à part : celle d’un songwriter capable de convoquer les spectres du cinéma américain tout en sculptant des paysages sonores d’une beauté fragile.Un avant-goût d’un album qui s’annonce comme l’un des projets indie français les plus intrigants de la rentrée.
Crédits du titre “Blue Rose” Écriture & production Written by H‑Burns Produced by H‑Burns & Ben Lanz Co‑produced & mixed by Rob Schnapf Assistant — Matt Schuessler Musiciens H‑Burns — vocals, guitars, piano & organ Ben Lanz — drums, bass, horns & backing vocals Gabi Gamberg — backing vocals Antoine Pinet — guitars, drums & additional arrangements Enregistrement Recorded in Paris by Ben Lanz Recorded at CBE by David Mestre Recorded at Mant Studios, Los Angeles by Rob Schnapf & Matt Schuessler Crédits du clip Filmé entre Hollywood Forever Cemetery, Joshua Tree et Laurel Canyon par le réalisateur californien Adam Neustadter.
Vingt ans après ses premiers accords nourris de mythes américains, de cinéastes et de grands songwriters, H‑Burns — alias Renaud Brustlein — revient avec “Blue Rose”, premier extrait de son nouvel album attendu pour début 2027. Un titre immersif, contemplatif et résolument cinématographique, qui ouvre un nouveau chapitre dans l’univers du musicien.
🌙 Une rose bleue au cœur du désert
“Blue Rose” puise son symbole dans Twin Peaks, où la rose bleue incarne le mystère absolu et les frontières troubles du réel. Chez H‑Burns, elle devient une fleur improbable poussant au milieu du désert californien, dernier vestige de beauté dans un paysage silencieux et aride.Dès les premières notes, le songwriter pose la question centrale de son futur album : où se situe la frontière entre le réel et la fiction, entre la vie et le cinéma ? Une interrogation qui traverse tout le morceau, jusqu’à sa référence directe à David Lynch — « Night Blooming Jasmine showed me the way ».
🎥 Un clip sur les traces des fantômes de Lynch
Réalisé par le Californien Adam Neusdater, le clip de “Blue Rose” suit H‑Burns dans un véritable pèlerinage cinématographique :- la tombe de David Lynch au Hollywood Forever Cemetery,
- les hauteurs de Mulholland Drive,
- le désert de Joshua Tree sur les pas de Gram Parsons,
- Laurel Canyon, berceau mythique des possibles des années 60/70.
🎧 Un premier extrait avant l’album 2027
Lent, contemplatif et enveloppé d’une aura lynchienne, “Blue Rose” installe d’emblée l’atmosphère singulière du prochain disque : un road‑movie intérieur, entre souvenirs, paysages américains et frontières floues du réel.Le single est disponible dès maintenant sur toutes les plateformes.


PODCASTS 


H‑Burns : le songwriter français brouille les pistes avec “BLUE ROSE”
