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Mercredi 15 Juillet 2026

Sorties cinéma du mercredi 15 juillet 2026

Au 21 juillet 2026


Après les sorties du début juillet, cette nouvelle semaine propose un programme varié qui séduira tous les publics : comédies intemporelles de Jacques Tati, thrillers cultes, animation, drames, documentaires et films internationaux. Les distributeurs français mettent en avant des œuvres patrimoniales restaurées, mais aussi des nouveautés issues de festivals ou de productions indépendantes.

Retrouvez ci‑dessous les 18 films disponibles en salles ce mercredi 15 juillet 2026.


L’Odyssée — Christopher Nolan
Jour de fête — Jacques Tati
Les Vacances de Monsieur Hulot — Jacques Tati
Mon oncle — Jacques Tati
Parade — Jacques Tati
Playtime — Jacques Tati
Trafic — Jacques Tati
Comète — Élie Wajeman
La Dernière séance — Pan Nalin
L’Aventure rêvée — Valeska Grisebach
Le Berger et les ours — Max Keegan
D’où vient le vent — Amel Guellaty
Kayara, Princesse inca — Cesar Zelada
Another Man’s Poison — Irving Rapper
Motel — Anders Thomas Jensen
Le Héros de Berlin — Wolfgang Becker
Le Crime était presque parfait — Alfred Hitchcock
Le Bon, la brute et le cinglé — Kim Jee‑woon

  • Comète Date de sortie mercredi 15 juillet 2026

Comète

Réalisation : Élie Wajeman Avec : Vincent Macaigne, Sandor Funtek, Alexia Chardard Genre : Drame – Durée : 1h37 – Nationalité : France Distribution : Dulac Distribution Visa : 163951 – ID Boxoffice : 1000043086
 

Une constellation de vies sous un ciel troublé

Avec Comète, Élie Wajeman signe un film choral où les trajectoires humaines se frôlent, se percutent et se répondent, comme autant de fragments attirés par une même force invisible. Le cinéaste installe son récit dans un Paris traversé par un phénomène céleste rare : une comète qui fend la nuit et semble agir comme un révélateur des émotions enfouies.
Ce prétexte cosmique n’est pas un gadget narratif. Il devient un fil rouge poétique, une manière de suspendre le temps et d’offrir à ses personnages un espace où les vérités peuvent enfin émerger.
 

Des destins qui se croisent, se cherchent, se réparent

Wajeman orchestre une ronde de personnages dont les histoires s’entremêlent avec délicatesse :
  • Deux amis arpentent la capitale, tentant de comprendre ce qu’ils veulent faire de leur vie, entre désillusions et espoirs ténus.
  • Une jeune femme retrouve un père qu’elle croyait perdu, dans une rencontre chargée de pudeur et de non-dits.
  • Une autre, prise dans les engrenages de la petite délinquance, vend de la drogue pour son frère, oscillant entre loyauté et désir d’émancipation.
  • Ailleurs, deux êtres hantés par la mort se rencontrent, comme si la comète avait rapproché leurs solitudes.
  • Pendant ce temps, des comédiens répètent une pièce dont les résonances semblent étrangement commenter les vies qui se déroulent autour d’eux.
Cette mosaïque de récits compose une fresque sensible sur les rencontres inattendues, les hasards qui orientent nos existences, et ces instants où tout peut basculer.
 

Un film atmosphérique, porté par ses interprètes

Vincent Macaigne apporte sa fragilité coutumière, Sandor Funtek sa présence brute, et Alexia Chardard une intensité lumineuse. Ensemble, ils donnent corps à des personnages en quête de sens, souvent perdus mais jamais résignés.
La mise en scène, discrète mais précise, capte les vibrations de la ville, ses silences, ses lumières nocturnes, et cette comète qui plane comme une métaphore du destin.
 

Une œuvre sur les liens invisibles qui nous unissent

Comète est un drame doux-amer, un film qui parle de la vie telle qu’elle est : imprévisible, parfois chaotique, souvent surprenante. Wajeman y explore la manière dont les existences se tissent, se croisent et se transforment, sous l’influence de forces qui nous dépassent.
Une proposition sensible, humaine, qui laisse derrière elle une impression durable — comme la traînée lumineuse d’une comète dans le ciel de Paris.

  • La Dernière séance Date de sortie mercredi 15 juillet 2026

Chronique – La Dernière séance

Réalisation : Pan Nalin Avec : Bhavin Rabari, Bhavesh Shrimali, Richa Meena Genre : Drame – Durée : 1h50 – Public : U Nationalités : Inde, France, USA Distribution : Friday Entertainment Visa : 153226 – ID Boxoffice : 281912
 

Quand un enfant découvre la lumière du cinéma

Avec La Dernière séance, Pan Nalin signe un hommage vibrant à la magie du cinéma, à sa puissance d’émerveillement et à la fragilité de son histoire. Le film nous transporte en 2010, dans l’Inde rurale, où Samay, un garçon de neuf ans, voit sa vie basculer le jour où il découvre une salle obscure. Ce choc esthétique, presque mystique, devient le moteur d’une passion dévorante.
Le réalisateur capte avec une délicatesse rare ce moment fondateur : l’instant où un enfant comprend que les images projetées ne sont pas seulement un divertissement, mais une porte ouverte sur des mondes infinis. Samay observe, questionne, s’approprie. Et surtout, il rencontre le projectionniste du village, figure discrète mais essentielle, qui lui ouvre les coulisses du 35 mm. Leur amitié secrète devient un refuge, un espace de transmission où la technique se mêle à la poésie.
 

La fin d’une ère, la naissance d’une vocation

Alors que le numérique s’impose et menace de faire disparaître les bobines, La Dernière séance raconte une transition douloureuse : celle d’un métier, d’un rituel, d’une magie artisanale. Pan Nalin filme cette disparition avec une mélancolie lumineuse, sans nostalgie excessive, mais avec une conscience aiguë de ce qui se perd.
Le regard de Samay, émerveillé et inquiet, devient le fil conducteur du récit. À travers lui, le film interroge ce que signifie aimer le cinéma : est‑ce la salle, la machine, la pellicule… ou l’émotion qu’elles permettent de transmettre ? La réponse, pudique et sensible, se dévoile au fil des scènes.
 

Un conte initiatique universel

Bhavin Rabari, bouleversant de sincérité, porte le film avec une intensité rare. Sa présence donne au récit une dimension presque documentaire, tant son rapport aux images semble authentique. Pan Nalin, lui, compose un drame doux, lumineux, où chaque plan respire l’amour du cinéma.
La Dernière séance n’est pas seulement un film sur la fin du 35 mm : c’est une ode à la transmission, à l’enfance, à ces rencontres qui façonnent une vie. Une œuvre simple, profonde, qui rappelle que la magie du cinéma ne disparaît jamais vraiment — elle change de forme, mais continue d’habiter ceux qui la découvrent.
 

  • L'Aventure rêvée Date de sortie mercredi 15 juillet 2026

L’Aventure rêvée

Réalisation : Valeska Grisebach Avec : Yana Radeva, Syuleyman Alilov Letifov, Stoicho Kostadinov Genre : Drame – Durée : 2h41 Nationalités : Allemagne, France, Bulgarie, Autriche Distribution : Haut et Court ID Boxoffice : 305835
 

Aux frontières de l’Europe, une plongée dans les zones grises du réel

Avec L’Aventure rêvée, Valeska Grisebach poursuit son exploration des marges européennes et des existences prises dans des tensions invisibles. Le film s’ouvre à Svilengrad, ville-frontière bulgare où l’Europe semble s’effacer, laissant place à un territoire suspendu, à la fois délaissé et traversé par des forces souterraines.
Veska, archéologue revenue sur ses terres, retrouve Said, ami d’enfance dont la voiture a été volée. Ce point de départ presque banal devient le fil qui l’entraîne dans un monde parallèle : celui d’une criminalité diffuse, enracinée dans le quotidien, où les règles se négocient dans l’ombre et où chacun semble jouer un rôle qu’il n’a pas choisi.
Grisebach filme cette descente progressive avec une précision quasi documentaire. Pas de grands effets, pas de surenchère : la tension naît du réel, des silences, des regards, des ruelles où l’on devine plus qu’on ne voit. Veska, figure lumineuse au milieu d’un univers trouble, avance comme une intruse dans un système qui la dépasse. Son parcours devient celui d’une femme confrontée à la fragilité des frontières — celles des pays, mais aussi celles de la morale, de la loyauté, de la peur.

Un drame social qui révèle l’invisible

Le film interroge la manière dont une communauté peut être façonnée par l’absence d’État, par l’économie parallèle, par les réseaux qui remplacent les institutions. L’Aventure rêvée n’est pas un thriller : c’est un drame humain, où la violence est moins spectaculaire que systémique, où l’emprise criminelle se manifeste par des gestes ordinaires, des alliances tacites, des menaces qui ne se disent jamais.
Grisebach signe une œuvre dense, ample, qui prend son temps pour installer son atmosphère et ses personnages. La durée de 2h41 n’est pas un caprice : elle permet au film de respirer, de s’immerger dans ce territoire frontalier, de montrer comment Veska glisse, presque malgré elle, vers un monde dont elle ne soupçonnait pas l’étendue.

Une aventure rêvée… ou un cauchemar éveillé

Le titre joue sur l’ambiguïté : l’aventure que Veska croyait retrouver — celle de l’enfance, de l’amitié, de la terre natale — se transforme en confrontation avec une réalité brutale. Le rêve se fissure, laissant apparaître un paysage social inquiétant, mais terriblement humain.
L’Aventure rêvée est un film qui marque par sa justesse, sa lente montée en tension et sa capacité à révéler ce que l’Europe préfère souvent ignorer : ses zones d’ombre, ses oubliés, ses frontières où tout peut basculer.

  • Le Berger et les ours Date de sortie mercredi 15 juillet 2026

Le Berger et les ours

Réalisation : Max Keegan Genre : Documentaire – Durée : 1h41 Nationalités : USA, Royaume‑Uni, France Distribution : Jour2fête ID Boxoffice : 1000015418
 

Au cœur des Pyrénées, un face‑à‑face entre tradition et nature sauvage

Avec Le Berger et les ours, Max Keegan signe un documentaire d’une grande délicatesse, qui observe sans juger les tensions ravivées par la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées françaises. Le film s’installe dans un village de montagne où la présence du prédateur divise : entre ceux qui défendent la préservation de l’espèce et ceux qui découvrent leurs brebis dévorées au petit matin.
Keegan choisit de raconter cette fracture à travers deux figures touchantes :
  • un berger vieillissant, témoin d’un monde pastoral qui s’effrite,
  • un adolescent passionné de nature, fasciné par les animaux et avide de comprendre ce qui se joue dans ces massifs.
Le documentaire suit leurs pas, leurs nuits d’orage, leurs longues attentes dans les crêtes, leurs tentatives d’apercevoir ces ours qui bouleversent leur quotidien. Cette approche intime donne au film une dimension presque contemplative : la montagne devient un personnage, vaste, indifférente, magnifique.
 

Un regard humain sur un débat brûlant

Plutôt que de trancher, Le Berger et les ours montre la complexité d’un territoire où cohabitent traditions pastorales, enjeux écologiques et émotions profondes. Le film révèle la beauté de ces instants suspendus, mais aussi la douleur des pertes, la peur, la colère, l’espoir.
Keegan capte avec finesse ce moment de bascule : celui où une communauté doit réinventer son rapport au vivant, entre protection et survie. Un documentaire sensible, qui éclaire sans simplifier, et qui laisse longtemps résonner le bruit du vent dans les montagnes.

  • D'où vient le vent Date de sortie mercredi 15 juillet 2026

D’où vient le vent

Réalisation : Amel Guellaty Avec : Eya Bellagha, Slim Baccar, Sondos Belhassen Genre : Comédie dramatique – Durée : 1h40 Nationalités : Tunisie, France, Qatar Distribution : L’Atelier Distribution ID Boxoffice : 1000017047
 

Un road‑movie tunisien où l’audace devient un acte de résistance

Avec D’où vient le vent, Amel Guellaty signe un film lumineux et profondément humain, qui observe une jeunesse tunisienne en quête d’air, d’avenir et de possibles. À Tunis, Alyssa et Mehdi rêvent d’opportunités dans un pays traversé par les tensions sociales et politiques. Leur quotidien est fait de débrouille, de désillusions, mais aussi d’une énergie farouche qui refuse de se résigner.
Lorsque Alyssa découvre un concours artistique offrant une résidence à l’étranger, elle y voit une échappée, une brèche dans le mur des impossibilités. Elle inscrit Mehdi, convaincue que son talent mérite d’être vu ailleurs. Seul problème : le concours se tient à Djerba, à plus de 500 kilomètres. Cette distance devient le moteur du récit, le point de départ d’un voyage qui les oblige à se confronter à eux‑mêmes autant qu’au pays qu’ils traversent.
 

Un duo vibrant, entre humour, tendresse et colère sourde

Guellaty filme Alyssa et Mehdi avec une grande justesse, sans les idéaliser. Leur amitié, faite de piques, de complicité et de rêves partagés, porte le film. La comédie dramatique naît de leurs maladresses, de leurs espoirs trop grands, de leurs petites victoires arrachées au réel. Eya Bellagha et Slim Baccar incarnent cette jeunesse avec une sincérité bouleversante : ils sont drôles, fragiles, parfois perdus, mais toujours animés par une force intérieure qui les pousse à avancer.
 

Un pays en mouvement, filmé avec douceur et lucidité

Le road‑movie devient un prétexte pour traverser une Tunisie multiple : les routes poussiéreuses, les cafés où l’on refait le monde, les villages où les rêves semblent trop grands, les paysages qui disent autant la beauté que la dureté du quotidien. Guellaty capte les contradictions d’un pays en transition, sans jamais tomber dans le discours. Le vent du titre souffle comme une métaphore : celui du changement, de la fuite, de l’espoir, mais aussi de l’incertitude.
 

Un film sur l’audace, la création et la possibilité d’un ailleurs

D’où vient le vent raconte la puissance de l’art comme porte de sortie, comme acte de résistance intime. En inscrivant Mehdi au concours, Alyssa ne cherche pas seulement à gagner : elle veut prouver que leur vie peut être autre chose que ce qu’on leur promet. Le film devient alors un hommage à ceux qui osent, qui tentent, qui prennent la route malgré les obstacles. Une œuvre douce, vibrante, qui laisse derrière elle un souffle d’espoir.
 

  • Kayara, Princesse inca Date de sortie mercredi 15 juillet 2026

Kayara, Princesse inca

Réalisation : Cesar Zelada Genres : Animation, Aventure, Famille – Durée : 1h21 Nationalités : Pérou, Espagne Distribution : Le Pacte ID Boxoffice : 1000014102
 

Une héroïne inca qui court vers son destin

Avec Kayara, Princesse inca, Cesar Zelada propose un film d’animation familial qui puise dans l’histoire et les légendes du peuple inca pour raconter un récit d’émancipation. Au cœur de l’Empire, Kayara, 16 ans, rêve de rejoindre les Chasquis, ces messagers d’élite qui parcourent les montagnes et les vallées pour relier le royaume. Une fonction prestigieuse… mais strictement réservée aux hommes.
Déterminée à prouver sa valeur, Kayara se déguise en garçon pour participer à la Course des Messagers, un événement majeur placé sous le regard de l’Empereur. Ce point de départ classique — la jeune héroïne qui défie les traditions — devient ici le moteur d’une aventure initiatique portée par un univers visuel riche, inspiré des paysages andins et des symboles de la civilisation inca.
 

Un voyage entre légendes, nature et transmission

Le film s’adresse clairement aux familles, mais il ne se contente pas d’un simple divertissement. À travers la quête de Kayara, il explore l’héritage culturel d’un peuple, ses mythes, ses rites, ses secrets. Les rencontres qui jalonnent son périple — sages, animaux sacrés, esprits des montagnes — construisent un récit où la nature est omniprésente, presque protectrice.
L’animation, chaleureuse et colorée, met en valeur les panoramas majestueux du royaume, tandis que la musique accompagne cette immersion dans un monde où chaque pierre, chaque souffle de vent semble chargé d’histoire.
 

Un message universel porté par une héroïne inspirante

Au-delà de son cadre historique, Kayara, Princesse inca raconte surtout la force de celles et ceux qui refusent de se laisser enfermer dans les rôles qu’on leur impose. Kayara incarne une jeunesse qui avance, qui ose, qui revendique sa place. Son courage et sa détermination donnent au film une dimension universelle, accessible à tous les âges.
Une aventure lumineuse, qui célèbre la transmission, la liberté et la puissance des rêves — et qui rappelle que les traditions ne sont jamais immuables lorsqu’une génération décide de courir plus loin.

Sorties cinéma du mercredi 15 juillet 2026

Another Man’s Poison

Réalisation : Irving Rapper Avec : Bette Davis, Gary Merrill, Emlyn Williams Genres : Thriller, Drame – Durée : 1h30 Nationalités : USA, Royaume‑Uni Distribution : Les Films de l’Atalante ID Boxoffice : 218850
 

Un huis clos vénéneux où chaque mensonge ouvre une nouvelle porte vers l’abîme

Avec Another Man’s Poison, Irving Rapper orchestre un thriller psychologique à l’ancienne, tendu comme une corde prête à rompre. Le film repose sur une mécanique simple mais redoutable : une maison isolée, un meurtre déjà commis, et l’irruption d’un inconnu qui sait trop de choses. Dès les premières minutes, l’atmosphère se charge d’électricité, comme si chaque regard pouvait déclencher la catastrophe.
Au centre du récit, Bette Davis livre une performance magistrale, toute en duplicité et en nervosité contenue. Elle incarne Janet, femme brillante mais rongée par la haine, qui vient d’assassiner son mari. Son crime, qu’elle croit maîtrisé, se fissure lorsqu’un ancien complice du défunt se présente à sa porte. Gary Merrill, dans un rôle trouble, joue cet intrus avec une ambiguïté fascinante : manipulateur, charmeur, peut‑être dangereux, peut‑être victime… Le film ne cesse de brouiller les pistes.
Irving Rapper transforme ce duo en véritable champ de bataille psychologique. Les dialogues claquent, les silences pèsent, et la maison devient un théâtre où chacun tente de prendre l’ascendant sur l’autre. Le thriller glisse progressivement vers un drame moral, où la culpabilité, la peur et le désir se mêlent jusqu’à l’étouffement.
Another Man’s Poison est un film qui respire le cinéma noir des années 50 : ombres épaisses, tension feutrée, personnages rongés par leurs propres mensonges. Un classique vénéneux, porté par une Bette Davis impériale, qui rappelle que le danger le plus mortel n’est pas toujours celui qui frappe à la porte… mais celui qui vit déjà à l’intérieur.

  • The Last Viking Date de sortie mercredi 15 juillet 2026

The Last Viking

Réalisation : Anders Thomas Jensen Avec : Mads Mikkelsen, Nikolaj Lie Kaas, Lars Brygmann Genres : Comédie, Drame, Thriller – Durée : 1h56 – Public : -12 Nationalités : Danemark, Suède Distribution : Motel ID Boxoffice : 316460
 

Un braqueur, un frère illuminé… et une odyssée nordique complètement détraquée

Avec The Last Viking, Anders Thomas Jensen retrouve ce qu’il sait faire de mieux : un cinéma où la violence, l’absurde et la tendresse se percutent sans prévenir. Quinze ans après un braquage qui a mal tourné, un homme sort de prison avec une idée fixe — récupérer le butin confié à son frère. Mais ce dernier, persuadé d’être la réincarnation de John Lennon, ne l’attend pas avec un sac de billets… plutôt avec une quête mystique, un road‑trip improbable et une vision du monde qui défie toute logique.
Mads Mikkelsen, massif, taiseux, rongé par une colère froide, incarne un ex‑braqueur qui tente de garder le contrôle alors que tout lui échappe. Face à lui, Nikolaj Lie Kaas compose un Lennon halluciné, tendre et dérangé, dont les élans pacifistes se heurtent à la brutalité du réel. Entre eux, Anders Thomas Jensen installe un duo explosif, oscillant entre comédie noire et drame existentiel.
Le film avance comme une balade rock détraquée : un périple à travers une Scandinavie rugueuse, où chaque rencontre semble plus étrange que la précédente. Les dialogues, ciselés et souvent hilarants, contrastent avec une tension qui monte lentement, jusqu’à révéler ce que cache vraiment cette quête du butin — un passé qui ne passe pas, une fraternité cabossée, et la difficulté de se réinventer quand la vie vous a déjà brisé.
The Last Viking est un thriller déguisé en comédie, ou peut‑être l’inverse. Un film où l’on rit, où l’on serre les dents, et où l’on se surprend à s’attacher à ces deux âmes perdues qui avancent, maladroitement, vers une forme de rédemption. Une œuvre singulière, décalée, profondément humaine, qui confirme encore une fois le talent de Jensen pour transformer le chaos en cinéma.

  • Le Héros de Berlin Date de sortie mercredi 15 juillet 2026
 

Le Héros de Berlin

Réalisation : Wolfgang Becker Avec : Charly Hübner, Christiane Paul, Leon Ullrich Genre : Comédie dramatique – Durée : 1h53 Nationalité : Allemagne Distribution : Paname Distribution ID Boxoffice : 327050
 

Quand un vidéoclub en faillite devient le théâtre d’un mensonge national

Wolfgang Becker, qu’on n’avait pas vu depuis longtemps à un tel niveau de précision sociale, revient avec Le Héros de Berlin, une comédie dramatique qui joue sur un terrain qu’il connaît par cœur : la mémoire allemande, ses zones grises, ses récits bricolés, et cette manière qu’a le pays de transformer les petites histoires en grandes légendes… parfois malgré ceux qui en sont les protagonistes.
Micha Hartung, propriétaire d’un vidéoclub berlinois à l’agonie, est l’un de ces anonymes que la vie a gentiment oubliés. Jusqu’au jour où un journaliste, en quête d’un sujet sensationnel pour le 30e anniversaire de la chute du mur, le présente comme le cerveau d’une évasion massive de la RDA. Une révélation qui n’a rien de vrai — mais qui, dans l’Allemagne contemporaine, suffit à faire de Micha un symbole, un héros, un visage médiatique que tout le monde veut célébrer.
Becker orchestre alors une mécanique délicieuse : celle des mensonges qui s’empilent, des semi‑vérités qui deviennent des certitudes, des récits réécrits par les médias, les politiques, les voisins, et même par Micha lui‑même, pris dans un engrenage où la fiction devient plus confortable que la réalité. Charly Hübner incarne ce faux héros avec une humanité désarmante, oscillant entre culpabilité, vertige et un plaisir coupable à goûter enfin une reconnaissance qu’il n’a jamais eue.
La force du film tient dans son ton : jamais cynique, toujours lucide, souvent drôle, parfois mélancolique. Becker observe une société qui adore les mythes mais qui ne sait plus très bien distinguer l’authentique du fabriqué. Et au milieu de ce brouhaha, Micha devient le miroir d’un pays qui célèbre ses fantômes pour ne pas affronter ses zones d’ombre.
Le Héros de Berlin est une comédie dramatique fine, intelligente, portée par un trio d’acteurs impeccables et un réalisateur qui n’a rien perdu de son sens du détail. Un film sur la mémoire, la culpabilité, et la facilité avec laquelle un mensonge peut devenir une vérité nationale.
 

 
  • Le Crime était presque parfait Date de sortie mercredi 15 juillet 2026

Le Crime était presque parfait

Alfred Hitchcock | USA | 1h45 | Thriller, Policier

Avec Ray Milland, Grace Kelly, Robert Cummings

 

Un classique hitchcockien qui retrouve les salles en 2026

Parmi les ressorties patrimoniales de ce mercredi 15 juillet 2026, Le Crime était presque parfait s’impose comme l’un des joyaux du programme. Réalisé en 1954 par Alfred Hitchcock, ce thriller policier demeure un modèle de précision narrative et de mise en scène, une mécanique implacable dont la modernité frappe encore aujourd’hui.
 

🔍 Intrigue : l’élégance du crime prémédité

Tony Wendice, ancienne gloire du tennis reconvertie en mari jaloux, a épousé Margot pour sa fortune. Lorsqu’il découvre que celle-ci entretient une liaison avec Mark Halliday, un auteur de romans policiers, son monde vacille. Craignant de perdre son confort et son statut, Tony élabore un plan d’une froide rationalité : engager le capitaine Lesgate pour assassiner Margot contre une généreuse somme d’argent.
Ce point de départ, simple en apparence, devient sous la caméra d’Hitchcock un labyrinthe de manipulations, de faux-semblants et de retournements où chaque détail compte. Le spectateur, complice malgré lui, observe la mécanique du crime se mettre en place… puis se dérégler.
 

🎭 Un trio d’acteurs au sommet

  • Ray Milland incarne Tony Wendice avec une élégance venimeuse : charmeur, méthodique, glaçant.
  • Grace Kelly, dans l’un de ses rôles les plus emblématiques, apporte une fragilité lumineuse à Margot, victime autant que figure tragique.
  • Robert Cummings complète le trio avec justesse, dans un rôle d’écrivain pris malgré lui dans une affaire qui le dépasse.
Le jeu des acteurs, tout en retenue, sert parfaitement la tension psychologique du film.
 

🎥 Hitchcock, maître du huis clos

Tourné presque entièrement dans l’appartement du couple Wendice, le film transforme l’espace en piège. Hitchcock y déploie son art du cadrage, du rythme et de la suggestion : chaque mouvement, chaque regard, chaque objet devient un élément dramatique. Le téléphone, pivot du crime, devient une icône du suspense.
Cette économie de moyens renforce l’efficacité du récit : Le Crime était presque parfait est un thriller d’orfèvre, où l’intelligence du scénario rivalise avec la virtuosité de la mise en scène.
 

🧭 Pourquoi le revoir en 2026 ?

Cette ressortie en salles, proposée par Park Circus France, permet de redécouvrir un classique dans des conditions optimales. À l’heure où les thrillers modernes multiplient les artifices, ce film rappelle que la tension la plus pure naît souvent de la simplicité : un plan, une erreur, une vérité qui se fissure.
Hitchcock n’a pas seulement inventé le suspense moderne : il l’a sculpté avec une précision que peu ont égalée.
 

🎞️ Verdict

Le Crime était presque parfait reste un chef‑d’œuvre de manipulation narrative, porté par des acteurs magistraux et une mise en scène d’une intelligence rare. Une occasion idéale de replonger dans l’art hitchcockien, où chaque geste compte et où le crime, même presque parfait, finit toujours par révéler ses failles.
 

  • Le Bon, la brute et le cinglé Date de sortie mercredi 15 juillet 2026

Le Bon, la brute et le cinglé

Kim Jee-Woon | Corée du Sud | 2h08 | Comédie, Western, Action

Avec Song Kang-Ho, Lee Byung-Hun, Woo-Sung Jung

 

Un western coréen déjanté qui dynamite les codes du genre

Sorti en salles ce mercredi 15 juillet 2026, Le Bon, la brute et le cinglé confirme une fois encore le talent de Kim Jee-Woon pour revisiter les genres avec une énergie folle et une inventivité visuelle rare. Le cinéaste coréen transpose l’imaginaire du western dans la Mandchourie des années 30, territoire instable où s’affrontent armée japonaise, bandits chinois, gangsters coréens… et trois hommes lancés dans une course au trésor qui vire rapidement au chaos jubilatoire.
 

🔥 Un trio explosif au cœur d’une chasse au trésor débridée

Le « Bon », le « Brute » et le « Cinglé » — incarnés par trois monstres sacrés du cinéma coréen, Song Kang-Ho, Lee Byung-Hun et Woo-Sung Jung — se disputent une mystérieuse carte au trésor. Mais derrière l’humour, les fusillades et les poursuites dantesques, Kim Jee-Woon orchestre un ballet de rivalités où chacun tente d’imposer sa loi. La Mandchourie devient un terrain de jeu gigantesque, filmé avec une ampleur spectaculaire : cavalcades, explosions, combats chorégraphiés… Le film ne ralentit jamais, porté par une mise en scène virtuose et un sens du rythme qui frôle la folie douce.
 

🎯 Entre hommage et réinvention

S’il emprunte son titre au classique de Sergio Leone, Le Bon, la brute et le cinglé ne se contente pas de citer : il réinvente. Le western spaghetti se mêle à la comédie d’action coréenne, dans un mélange détonnant où l’absurde côtoie le grand spectacle. Kim Jee-Woon joue avec les codes, les détourne, les amplifie, jusqu’à livrer un film hybride, généreux, et d’une liberté de ton rare dans le cinéma d’action contemporain.
 

🎞️ Un divertissement total

Avec son humour ravageur, ses personnages bigger-than-life et ses scènes d’action d’une précision chirurgicale, Le Bon, la brute et le cinglé s’impose comme l’une des ressorties les plus réjouissantes de l’été 2026. Une aventure rocambolesque où la véritable bataille n’est pas celle pour le trésor… mais celle que ces trois hommes se livrent entre eux. Et comme toujours chez Kim Jee-Woon, un seul en sortira vainqueur.
 

  • L'Odyssée Date de sortie mercredi 15 juillet 2026

L’Odyssée

Christopher Nolan | USA | 2h52 | Action, Aventure

Avec Matt Damon, Tom Holland, Anne Hathaway

 

Nolan revisite Homère : une épopée monumentale pour le grand écran

Parmi les sorties majeures de ce mercredi 15 juillet 2026, L’Odyssée s’impose comme l’événement cinématographique de l’été. Christopher Nolan, maître des récits labyrinthiques et des fresques spectaculaires, s’attaque ici à l’un des mythes fondateurs de la littérature occidentale : le retour d’Ulysse vers Ithaque. Une ambition titanesque, servie par la technologie IMAX la plus avancée et un tournage à travers le monde qui confère au film une ampleur rarement atteinte.

🌍 Une épopée mythique réinventée

Nolan ne cherche pas à moderniser Homère : il le magnifie. Le cinéaste embrasse la dimension initiatique du voyage d’Ulysse, ses épreuves, ses doutes, ses visions, et en fait un récit total où l’action, l’aventure et la poésie se mêlent sans jamais se contredire. Les paysages, captés dans des décors naturels grandioses, deviennent des personnages à part entière — mer déchaînée, îles mystérieuses, cités oubliées — autant de tableaux qui renforcent la puissance du mythe.

🎭 Un trio d’acteurs au sommet

Matt Damon incarne un Ulysse habité, partagé entre la détermination du guerrier et la fragilité de l’homme qui veut retrouver les siens. Tom Holland apporte une énergie nouvelle dans le rôle d’un compagnon de route téméraire, tandis qu’Anne Hathaway, dans un rôle plus énigmatique, incarne une figure charnière du voyage, oscillant entre guide et menace. Le trio fonctionne avec une intensité remarquable, donnant au récit une dimension émotionnelle inattendue.

🎥 IMAX : l’immersion absolue

Le film est pensé comme une expérience sensorielle. Nolan exploite l’IMAX pour amplifier chaque élément : la violence des tempêtes, la majesté des créatures mythologiques, la tension des combats, mais aussi la solitude écrasante du héros. Le résultat est une immersion totale, presque physique, qui transforme le spectateur en voyageur embarqué aux côtés d’Ulysse.

Une œuvre fondatrice, enfin portée à l’écran

Jamais L’Odyssée n’avait bénéficié d’une adaptation d’une telle ampleur. Nolan signe un film-somme, à la fois respectueux du texte d’Homère et audacieux dans sa mise en scène. Une fresque spectaculaire, exigeante, qui redonne au mythe sa puissance originelle tout en le rendant accessible au grand public.



Lundi 29 Juin 2026

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